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Entretien avec Maël de Calan, candidat à la présidence des Républicains


  • Photo D.R.
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Lundi 27 novembre, le jeune candidat à la présidence des Républicains (LR) était de passage à Dole pour y décliner les thèmes de sa campagne face aux militants locaux.

Encadré par Jean-Marie Sermier, député de la circonscription et président de la fédération LR du Jura et par le maire de Dole, Jean-Baptiste Gagnoux, Maël de Calan, le benjamin de cette course à la présidence s’est arrêté à Dole le lundi 27 novembre. Une occasion pour lui de réaffirmer sa volonté de faire évoluer son parti avec éthique et sans démagogie, face à la quarantaine de militants présents avec lesquels il a pu dialoguer avant de nous accorder cet entretien.  

Maël de Calan, le « match » pour la présidence semble déjà joué, Laurent Wauquiez a-t-il déjà gagné ? 

C’est clairement le favori, il est le candidat le plus connu. Mais il n’a rien gagné car sa vision de la droite est minoritaire au sein de l’électorat de la droite et du centre. La grande majorité de nos électeurs attends de la droite qu’elle soit ouverte, avec ses alliés du centre bien sûr, mais aussi prête à surmonter les affrontements partisans quand l’intérêt du pays le demande. Une élection n’est jamais gagnée à l’avance et plus mon score sera élevé, plus les idées que je porte pourront peser sur la ligne du parti.  

Vous parlez de dépasser les clivages mais à l’heure où les constructifs lancent « Agir » et où Marine Le Pen suggère une alliance à Laurent Wauquiez pour tenter de le piéger, ne craignez-vous pas une « balkanisation » de la droite ?

Si bien sûr, il y a un processus de fragmentation politique qui est en cours, à droite comme à gauche, qui est pour nous très dangereux. Je crois que si la droite explose en quatre ou cinq chapelles, elle court le risque de la marginalisation et elle s’empêche de revenir au pouvoir. On a toujours de bonnes raisons de quitter sa famille, s’est toujours plus difficile de chercher à y rester en faisant entendre une voix différente, moi je fais le choix d’y rester et de faire vivre cette sensibilité qui est celle du centre-droit et de la droite modérée au sein des Républicains, comme Valérie Pécresse, comme Xavier Bertrand, comme Gérard Larcher comme Alain Juppé lui-même, je fais le choix de rester au sein des Républicains parce que je considère que c’est dans la grande maison que l’on peut se faire entendre. 

Dans cette campagne, quelles sont les idées qui vous différencient de vos concurrents ? 

Des trois candidats à la présidence des Républicains, je suis le seul à proposer un renouvellement radical de nos pratiques politiques. Pour changer notre image dans l’opinion, nous devons mettre plus d’éthique, plus de sincérité, plus de bonne foi, plus de fraicheur dans le fonctionnement des Républicains, nous devons aussi songer à changer les visages, tout cela me semble essentiel pour prétendre à de futures victoires électorales. Au delà de des pratiques, je suis le seul à défendre une tradition politique, qui était majoritaire à droite lors de la création de l’UMP en 2002, celle d’une droite européenne, libérale et sociale, mais aussi d’une droite qui sait se montrer ferme sur les questions régaliennes comme la sécurité, l’immigration ou la lutte contre l’Islam radical. Je crois en une droite modérée qui trouve le bon équilibre. 

Quelle est votre singularité dans cette campagne ? 

Le refus de la démagogie ! Il est facile de se faire applaudir par les militants en expliquant que l’élection présidentielle nous a été volée, en attaquant nos alliés du centre, en donnant un coup de barre à droite et en jetant la primaire aux oubliettes. Ce serait aller un peu vite en besogne et surtout méconnaître l’histoire de la droite et du centre français. Je crois profondément à la nécessité d’un parti de droite fort, mais les militants doivent savoir que l’on peut être de droite sans être excessif. Je n’aime pas les excès de langage, mais surtout les adhérents doivent prendre conscience que nous devons éviter un rétrécissement du parti sur une ligne identitaire et très conservatrice qui nous condamnerait à l’opposition pour 15 ans.


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