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Trois questions au Colonel Vincent Lamballe

  • Le Colonel Vincent Lamballe
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En marge de la réception organisée à l'occasion de son départ, le Colonel Lamballe a accepté de nous livrer quelques éléments de réflexion.

Colonel Lamballe, d'où venez-vous et quels sont vos projets ?
Je suis Breton d'origine, d'un petit village du Morbihan. Je sors de l'école d'officiers de St Cyr et suis diplomé de l'école de guerre. J'ai entre autre, commandé un escadron de gendarmes mobiles et une compagnie à Quimper. Mon affectation à Lons le Saunier était la douzième en 22 ans de carrière. Avant cette dernière, j'étais à Melun, plus précisemment à l'école des officiers de la gendarmerie nationale, où pendant deux ans, j'ai encadré et commandé la promotion 2012-2014.
Mon prochain poste se situe à Issy-les-Moulineaux, où je suis affecté à la Direction Générale de la gendarmerie nationale avec un poste de chargé de mission auprès du directeur général de la gendarmerie. Je pense qu'il est bien que nous changions d'affectation tous les 2 ou 3 ans, il y a un besoin de renouvellement. On arrive avec de nouvelles idées. C'est l'idée générale de s'expérimenter dans des postes différents.


Quel regard portez-vous sur l'évolution du métier de gendarme ?
Cela reste toujours une mission de sécurité et de police judiciaire. Le métier de gendrame a changé, il évolue comme la société. D'abord, leur origine est plus diversifié qu'autrefois, que ce soit géogeaphique, beaucoup plus urbain, alors qu'il y a 20 ou 30 ans, le recrutement se faisait surtout en milieu rural. Nous avons surtout un beau brassage de milieux, de cultures et de religion. C'est une grosse évolution.
Le métier évolue beaucoup, le gendarme garde bien sur le contact avec la population, c'est un rôle traditionnel, mais le gendarme est ratrappé par la technologie, il travaille surtout avec une tablette numérique, sur laquelle il y a tout. Le travail se fait beaucoup plus en flux tendu et cela pour des impératifs de sécurité.

Et sur la société, quel constat tirez-vous ? Vous l'avez forcemment vu changer...
Globalement, il ne faut pas tomber dans les travers du "C'était mieux avant".
On a une modification des comportements, ce n'est pas forcément plus mauvais. La société se judiciarise. La gendarmerie est plus concernée par des événements dont s'occupaient avant les élus. il y a une attente beaucoup plus forte de la population pour régler des conflits qui avant se réglaient entre les personnes...
Nous avons à faire à une population surtout rurale.Dans le Jura, 82% de la population est concernée par la gendarmerie, seules 5 villes échappent à notre juridiction. Le changement est peut-être plus important dans les grands centres urbains.
Dans le Jura, ce que j'ai surtout apprécié, c'est le relationnel et le contact avec la population, les gens y sont très attachants et humains.


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